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Traducteur juridique

A and N photography/Shutterstock.com

En bref

Les traducteurs juridiques traduisent les écrits. Tout comme les interprètes judiciaires, ils aident les juges, les avocats, les policiers, les accusés, et tous ceux qui se heurtent à une barrière linguistique, à mieux lorsqu’ils ont affaire au système judiciaire.

 

L’emploi

Les tâches

Les traducteurs transposent des textes dans une langue vers une autre. Les traducteurs juridiques sont spécialisés dans la traduction de textes juridiques.

Vocabulaire juridique

Les juristes utilisent un vocabulaire propre à leur travail. Il faut un certain temps pour apprivoiser ce vocabulaire, car :

  • certains mots ne sont utilisés que dans le milieu judiciaire;
  • certains mots ont un sens différent de celui qu’on leur donne habituellement (p. ex. en droit, une prescription n'est pas un billet rédigé par un médecin pour qu’un patient puisse obtenir un médicament, mais plutôt un délai maximal pour faire valoir un droit);
  • certains termes juridiques n’ont pas d’équivalent dans une autre langue. Ceci est un problème particulièrement important au Canada, où il existe deux systèmes juridiques soit le droit civil au Québec et la common law dans tout le reste du Canada. Les deux systèmes juridiques qui se côtoient au Canada sont très différents à certains égards et chacun d’eux comporte des concepts que l’on ne retrouve pas dans l’autre système. Parfois, il n’y a pas de termes établis pour exprimer certains de ces concepts dans l’autre langue.

Types de documents

Les traducteurs juridiques travaillent sur un grand éventail de documents : contrats, lois, jugements, ouvrages juridiques, testaments, etc.

Langues de traduction

En général, les traducteurs juridiques sont spécialisés dans la traduction d’une langue vers une autre.

Au Canada, les besoins pour la traduction de l’anglais vers le français et du français vers l’anglais sont particulièrement importants puisque ce sont les deux langues officielles du pays. Cela signifie que tous les documents juridiques officiels qui sont produits par le gouvernement fédéral ainsi que les jugements de certaines cours, tels que les jugements de la Cour suprême du Canada, doivent être disponibles dans les deux langues.

Chose intéressante, les lois fédérales du Canada ne sont pas traduites, elles sont rédigées à la fois en anglais et en français. Il s’agit du concept de la co-rédaction.

 

Milieux de travail

Bureau de la traduction au gouvernement fédéral

L’un des plus grands employeurs de traducteurs au Canada est le Bureau de la traduction du gouvernement fédéral. Au Canada, toutes les publications officielles doivent être disponibles dans les deux langues officielles.

Gouvernements provinciaux

Certains gouvernements provinciaux, comme les gouvernements du Manitoba, du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario et du Québec sont soumis à la même obligation que leur pendant fédéral, et embauchent également des traducteurs.

Cabinets de traduction

Bon nombre de traducteurs juridiques travaillent également dans des cabinets de traduction qui offrent leurs services aux avocats et aux autres membres de la communauté juridique.

Pigiste

Bien sûr, certains traducteurs travaillent à leur compte comme pigistes.

 

Formation

Il y a plus d’une façon de devenir traducteur juridique ou interprète judiciaire :

  • Vous pouvez obtenir un baccalauréat en traduction et ensuite vous spécialiser en droit;
  • Vous pouvez obtenir une formation en droit et ensuite vous lancer en traduction ou en interprétariat.

1. Obtenir un baccalauréat en traduction et ensuite se spécialiser en droit

Vous pouvez obtenir un baccalauréat en traduction, pour ensuite vous spécialiser en droit, soit dans votre milieu de travail ou en obtenant une formation complémentaire en droit (techniques juridiques, certificat en droit ou baccalauréat en droit). Quoique cette formation complémentaire ne soit pas toujours exigée par les employeurs, elle constitue certainement un atout majeur pour tout aspirant traducteur juridique ou interprète judiciaire.

Alberta

En Alberta, les institutions postsecondaires n'offrent pas de formation en traduction. Par contre, les universités suivantes offrent des programmes en langue française :

Les deux sites suivants offrent plus de renseignements sur les carrières de traducteur et d’interprète en Alberta :

Colombie-Britannique

Bien qu’il n’y ait pas, en Colombie-Britannique, de programme d’études de traduction en français, l’Université Simon Fraser offre un programme en langue française :

Manitoba

Au Manitoba, vous pouvez faire un baccalauréat en traduction au Collège universitaire de Saint-Boniface, et ce, en ligne ou sur place :

Nouveau-Brunswick

Au Nouveau-Brunswick, l’Université de Moncton offre un baccalauréat en traduction :

Ontario

En Ontario, vous pouvez obtenir un baccalauréat en traduction dans l’une des universités suivantes :

 

2. Obtenir une formation en droit puis se lancer en traduction ou interprétariat

Il est possible de suivre un programme de traduction après avoir complété une formation en droit, soit dans votre milieu de travail ou en obtenant une formation complémentaire en droit (techniques juridiques, certificat en droit ou baccalauréat en droit).

Nota : Auparavant, un programme de maîtrise en traduction juridique était offert par l’Université d’Ottawa aux personnes détenant un baccalauréat en droit : ce programme a été suspendu depuis 2014.

Association des traducteurs et interprètes

Une fois cette formation complétée, vous pourrez devenir membre de l’association des traducteurs et interprètes de votre province ou territoire. Cela vous permettra de bénéficier d’une plus ample reconnaissance de vos compétences et d’obtenir le titre de professionnel agréé. Pour obtenir une liste des associations de traducteurs et d’interprètes au Canada, consultez le site Internet du Conseil des traducteurs, terminologues et interprètes du Canada (CTTIC).

 

Aptitudes clés

Avez-vous ce qu’il faut pour devenir un bon traducteur juridique ou un bon interprète judiciaire? Voici la liste des aptitudes clés qui vous seront utiles pour exercer cette profession.

Souci du détail

Les traducteurs et interprètes doivent trouver LE mot juste. La fidélité avec laquelle ils effectuent leurs traductions fait toute la différence entre un bon et un mauvais traducteur ou interprète.

Neutralité

Les traducteurs juridiques et interprètes judiciaires doivent être particulièrement attentifs à la connotation des termes qu’ils choisissent. Un mauvais choix à cet égard peut laisser croire que le traducteur a un parti pris.

Écoute

Il va de soi que, pour traduire correctement une phrase, il faut d’abord l’avoir comprise! D’où l’importance pour les traducteurs juridiques et interprètes judiciaires de bien écouter et comprendre leurs clients. De plus, les interprètes judiciaires doivent être rapides afin de traduire de façon quasi instantanée les propos d’une personne.

Communication écrite

On s’attend à ce que les traducteurs juridiques écrivent avec la même habileté que l’auteur du texte qu’on leur confie. La plupart du temps, la traduction d’un document nécessite encore plus de doigté que sa rédaction. Il faut être un spécialiste des subtilités et des expressions familières dans les deux langues.

Ces aptitudes ne sont que des exemples, il en existe beaucoup d’autres qui feront de vous un excellent traducteur juridique ou interprète judiciaire, comme être minutieux, autonome ou avoir une grande capacité de travail.